Les Droits Humains entre obligation morale et instrumentalisation

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La Fondation de l’Imam Abdessalam Yassine pour les Recherches et les Etudes organise son quatrième congrès scientifique international sous le thème :
« Les Droits Humains entre obligation morale et instrumentalisation »

le 12 et 13 avril 2025.

Introduction :

Dans le contexte global de son combat pour la liberté, l’unité et le salut de l’humanité, la nation islamique se doit d’adhérer en toute conscience et volonté au processus de soutien des droits humains aux niveaux local, régional et universel. Ceci en joignant ses efforts à ceux déployés par tous les groupements, les organisations, les associations et les partis militant pour la protection des droits et des libertés, tous genres confondus.
Cette adhésion consciente et volontaire est une preuve flagrante de l’authenticité du principe de dignité dans notre confession musulmane comme des droits qu’il génère, qu’ils soient individuels, collectifs, sociaux, économiques, politiques ou culturels. Elle confirme aussi l’engagement de notre nation islamique dans la protection, au présent, comme à l’avenir, de ces droits. Et quoique les divergences des conceptions philosophiques de cette notion soient toujours d’actualité dans les contextes civilisationnel et culturel universels, il n’en demeure pas moins que cet engagement se doit de résister aux attaques de la violence, de la barbarie et de la discrimination. Ces derniers traits sont devenus l’apanage du système politique international à travers les positions politiques qu’il manifeste par l’acte comme par le discours dans de nombreuses instances régionales et internationales comme sur les fronts des guerres d’occupation et de colonisation.
Il est inadmissible que l’engagement vis-à-vis des principes des droits humains, de la dignité et des libertés, ici et là-bas, en orient et en occident faiblisse en aucun cas. Les conséquences en seraient désastreuses pour les peuples et les nations, les opprimés au premier lieu. Preuve en est le cas du peuple palestinien désarmé qui ne cesse depuis des décennies de subir les pires des injustices, au vu et au su des « gouvernements démocratiques » et des organisations des “Droits Humains”.
Le “Déluge d’Al Aqsa” et les évènements atroces qui lui ont succédé (génocide, massacres, destruction et déplacements massifs, famine programmée, etc) ont mis à nu le niveau de délabrement de l’édifice des droits humains que les peuples et les nations n’ont cessé de militer pour l’ériger et le consolider. Et tout au long du XXème siècle, les grands états, capitalistes et socialistes, ont rivalisé dans la publication de déclarations et de pactes s’y rapportant dans les tribunes et les instances régionales et internationales, aux moments mêmes les plus sombres de la guerre froide.
Une première observation de ce qui se passe à Gaza met toute personne intéressée devant des chiffres qui démontrent de la réalité abominable des droits humains dans cette bande étroite. Plus de 200 jours après la déclenchement de la guerre, des sources médicales là-bas annoncent la mort de plus de 34.000 personnes dont la majorité sont des femmes et des enfants et l’atteinte de plus de 77000 autres, sans parler du déplacement forcé de centaines de milliers, de la destruction de la quasi-totalité des habitations, des universités et des infrastructures et de la mise hors service des hôpitaux où les malades et les civils qui s’y réfugient sont sauvagement assassinés. Des violations flagrantes des droits humains les plus simples par une série de massacres quotidiens perpétrés par l’entité sioniste qui, couverte par ses alliés, ne cesse de menacer d’envahir Rafah; préconisant ainsi une montée en flèche des crimes atroces dans les rangs des civils désarmés qui s’y sont réfugiés.
Le soutien politique, militaire, technologique et de renseignement apporté à la machine sioniste et à sa stratégie agressive envers le peuple palestinien à Gaza, en Ci-Jordanie, à Al Qods et dans les terres de 48 comme celui qu’apporte cette dernière aux régimes despotiques contre les peuples arabes privés d’un grand nombre de leurs droits élémentaires. Tout cela devrait pousser les arabes et les musulmans à considérer ce système de défense de l’homme comme de simples slogans destinés dans les meilleurs des cas à l’homme blanc et aux peuples occidentaux et faisant fi des droits des autres peuples de la planète.
C’est dans ce contexte-là et à partir d’une vision actuelle qui projette de consolider le commun entre les peuples et les nations que la Fondation de l’Imam Abdessalam Yassine pour les Recherches et les Etudes invite les chercheurs et les spécialistes, toutes nationalités et obédiences confondues, à participer à l’étude et à l’analyse des questions et des problématiques d’actualité qui sont en rapport avec les principes et les pratiques des droits humains. Ceci en s’arrêtant sur les multiples droits et libertés comme sur le contexte de I ‘obligation morale du système politique mondial et des institutions juridiques et judiciaires internationales. Ils sont aussi appelés à envisager et à concevoir des mesures et des alliances qui contribueraient à l’application effective de tous les pactes et conventions contractés sans discrimination, ni prise de parti, sélection, chantage ou instrumentalisation grossière des principes humains suprêmes à des fins colonialistes et hégémoniques, aujourd’hui comme demain.

Axes du Congres :

While we welcome all contributions falling under this theme, we provide some suggested topics for consideration as follows:

  • Les origines philosophiques des droits de l’homme selon la vision occidentale et au regard de l’Islam.
  • Les droits et les libertés de l’homme par rapport aux spécificités des états et des sociétés.
  • Les droits humains entre instrumentalisation et besoin humain et social.
  • Les contextes de l’instrumentalisation politique des droits et des libertés dans l’ordre mondial actuel.
  • Le droit international des droits humains et la problématique de l’obligation (La Cour de Justice Internationale – La Cour Pénale – Les Nations Unies…).
  • Les doubles standards adoptés en droits humains dans le discours et la pratique occidentale.
  • L’alliance internationale de la protection des droits humains : expériences et enjeux.
  • Les droits humains dans les projets intellectuels contemporains : approches comparées.
  • Les droits humains dans le monde arabo- musulman : études et évaluations.

Calendrier :

  • 25 Avril 2024 : Annonce du congrès.
  • 30 juillet 2024 : Dernier délai d’envoi des résumés.
  • 15 août 2024 : Annonce des résumés retenus.
  • 31 décembre 2024 : Dernier délai de réception des articles.
  • 15 février 2025 : Annonce des articles retenus et des modifications à apporter.
  • 28 février 2025 : Dernier délai de réception des articles finalisés.
  • 12 et 13 avril 2025 : Date du congrès.

Modalités de participation :

  • Les articles sont rédigés en arabe ou en langue vivantes étrangère.
  • Le résumé de la recherche et de l’étude est rédigé en 300 mots environ et est accompagné du Curriculum vitae du chercheur.
  • La taille des recherches et des études varie entre 3000 et 6000 mots. Deux résumés en arabe et en anglais y sont joints et l’ensemble est envoyé dans le délai prédéfini.
  • Le chercheur est tenu de se conformer aux principes de l’intégrité et de la recherche scientifiques.
  • Toutes les recherches et les études sont soumises à l’arbitrage d’une commission scientifique formée par l’institution.
  • Le chercheur est tenu d’apporter, si nécessaire, les modifications requises à son étude.
  • Les articles en arabe sont saisis en Traditional Arabic, avec la taille 16 pour le corps du texte et 14 pour les notes. Pour les autres langues, la saisie se fait en Times New Roman, avec la taille 14 pour le corps et 12 pour les notes.
  • Les articles arbitrés et définitivement retenus sont publiés dans les actes du congrès.
  • Les sources et les références sont consignées comme suit :

Les ouvrages : Le nom (prénom puis nom de famille) de l’auteur, du traducteur ou de l’authentificateur, le titre, la maison d’édition, l’état, l’édition, l’année, le chapitre et la page.

Exp : Abdessalam Yassine, Islamiser la Modernité, Iqdam pour l’Impression, l’Edition et la Distribution, Istanbul, 3ème édition, 2023, p. 21.

Les périodiques : Le nom de l’auteur (Le prénom puis le nom de famille), le titre de l’article entre guillemets, le nom de la revue, le tome et/ou le numéro, l’année de publication, la ville ou l’état, le chapitre et la page.

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